Généalogie Brevet

Bienvenue dans la généalogie de mon patronyme agnatique !

Je souhaite y faire figurer, au fur et à mesure de mes recherches et de mes envies, l’ascendance de cette lignée, puis y ajouter leur descendance et essayer d’expliquer leur vie quotidienne, leurs métiers, leurs lieux de vie…

 

BREVET Jean Noël Pierre dit Jean-Noël   sosa 2

Ma ligne paternelle commence comme son nom l’indique par mon père, Jean-Noël Pierre BREVET, né à la fin des années 40 dans le canton de Durtal, situé dans le département de Maine-et-Loire, qu’on aime appeler l’Anjou.

Vous dites Jean-Noël ? A dire vrai, pour l’état civil, il se prénomme Jean Noël Pierre sans trait d’union. C’est ce qu’il a appris lorsqu’il a dû refaire sa carte d’identité il y a à peu près 5 ans. Il n’en revenait pas. Depuis toujours, c’est Jean-Noël !

Alors sur sa fiche, pour les générations futures, si on se réfère à son acte de naissance, je dois écrire : BREVET Jean Noël Pierre, en précisant : dit « Jean-Noël » !

Mon père est un enfant naturel ; il est le fils de Marie-Thérèse BREVET. A l’âge de 6 mois, il est enlevé à sa famille par le service de la DASS avec son frère Jacky d’un an plus âgé. Il sera tout d’abord accueilli par un couple dont le mari est notaire, mais les pleurs incessants de mon père le ramèneront à la DASS. Puis, il sera placé dans une famille d’accueil, chez Monsieur et Madame ROCHAIS à Chemillé (49). Il y restera avec son frère jusqu’à son mariage en 1970.

Alexandre et Germaine ROCHAIS, mes grands-parents de coeur, ont élevé mon père et l’ont toujours considéré comme un membre de leur famille. Je n’ai pas connu mes grands-parents biologiques mais pour nous, enfants, nos grands-parents c’étaient Alexandre et Germaine. Ils ont assisté à tous nos évènements familiaux de façon naturelle. Sur nos photos de famille, ils représentaient nos grands-parents paternels.

Mon père a grandi en pensant n’avoir qu’un seul frère jusqu’à ses 18 ans. Un jour, un homme s’est présenté à Chemillé : il a raconté à mon père et à son frère qu’il s’appelait Jean-Claude et qu’il était un de leurs frères aînés. Il les avait recherchés de son propre chef. Il avait gardé le souvenir de ce fourgon arrivé à la maison, mon père avait 6 mois. Les agents de la DASS les avaient emmenés. En ce temps, la vie était difficile : ils avaient du mal à se nourrir.

Mon père découvrit qu’il avait 6 autres frères ! Il les a tous rencontrés ! Son frère, Jean-Claude a été témoin à son mariage. Nous avons assisté aux mariages de ses frères mais jamais mon père n’a voulu rencontrer sa mère biologique. Elle n’a jamais cherché à le retrouver, à lui parler. Il ne lui a jamais pardonné.

Retrouvons mon père à ses 20 ans ! J’ai évoqué dans un article précédent son mai 68 . Suite à cette aventure, il poursuit son service militaire à la caserne de Rennes (Ille-et-Vilaine). Lors d’une permission avec un camarade domicilié à Pleucadeuc en Morbihan, il rencontre ma mère, Marie-Hélène LE FIER DE BRAS.

Ils se sont mariés durant l’été 1970 et ont eu 3 enfants, Séverine, Nadège (moi) et Cédric. A ce jour, ils sont les heureux grands-parents de 5 petits-enfants.

 

BREVET Marie Thérèse  sosa 5

Marie-Thérèse est née le 22 mars 1918 à Durtal (49). Elle est la fille aînée de Marie Louise BREVET qui la reconnaît le 11 avril de la même année en la mairie de cette ville.

Elle aussi sur son acte de naissance il n’y a pas de trait d’union, seulement sur son acte de décès. Elle se faisait appeler Marie-Thérèse peut-être pour la dissocier de sa propre mère…

En marge de son acte de naissance figure une mention de reconnaissance et de légitimation en date du 30 décembre 1927, qui correspond au mariage de sa mère avec Pierre VALLIER à Durtal. Mais elle portera toujours le nom BREVET. L’acte de mariage en question n’évoque pas de légitimation ni de reconnaissance d’enfant. Pourquoi cette mention ?

Je me suis rapprochée de la mairie de Durtal où a été célébré le mariage pour savoir si un acte de reconnaissance avait été enregistré avant ou après ledit mariage. L’officier d’état civil m’a alors adressé un acte de reconnaissance ! Marie-Thérèse a bien été reconnue le même jour que le mariage, à la suite de celui-ci.

Pourquoi a-t-elle conservé son nom de naissance ? Selon la loi en vigueur en 1927, l’enfant naturel porte le patronyme de celui qui l’a reconnu en premier. Pour porter le nom Vallier, il aurait fallu que les parents fassent une déclaration conjointe au greffe du Tribunal de Grande Instance du lieu de domicile. Les parents de Marie-Thérèse n’ont donc pas fait la démarche.

Nous retrouvons Marie-Thérèse à Jarzé (49) en 1939, date de son mariage avec Marcel TRIOLET. Elle n’exerce pas de profession. De cette union naîtront 2 enfants légitimes, Guy et Jean-Claude. Le couple se sépare en 1946, leur divorce est prononcé par jugement du Tribunal civil de Baugé (49) le 10 juillet 1946. Marie-Thérèse est alors enceinte d’un troisième garçon, Jacky, qui sera reconnu par son père bien plus tard.

Puis, vient à naître mon père dont l’histoire personnelle fera qu’il ne sera pas élevé par sa mère.

Viennent ensuite Alain et Joël nés hors mariage mais reconnus par leur père Marcel TRIOLET. Puis, un autre enfant naturel voit le jour : René BREVET. Enfin arrive le benjamin de la fratrie, Daniel qui portera le nom TRIOLET.

Je n’ai pas connu ma grand-mère paternelle. Il m’est donc difficile d’évoquer sa vie. Je me souviens d’un mariage où elle était présente, une dame âgée qui nous regardait sans cesse mais qui n’a pas fait un pas vers nous. Mon père ou une autre personne, je ne me souviens plus très bien qui, m’a indiqué que c’était ma grand-mère.

Selon mes oncles, la famille vivait dans une maison troglodytique à Jarzé. C’est un habitat typique d’une partie de l’Anjou qui remonte au Moyen-Âge et qui consiste en une maison en partie construite dans la roche, dans une cavité. #Jaimelanjou

Marie-Thérèse s’éteint le 04 juillet 1989 à l’hôpital de Baugé et sera inhumée au cimetière de Jarzé où elle était toujours domiciliée au lieu-dit Les Caves.

C’est au fil des années, en m’intéressant à la généalogie, que peut-être un certain manque est apparu. Ne pas avoir connu cette personne, sa personnalité, sa vie, son histoire. Je suis allée à Jarzé où elle est inhumée il y a 20 ans de cela. J’ai cherché sa tombe dans le cimetière. J’ai été surprise de sentir mon coeur battre si fort à l’approche de ce rendez-vous. Quand je l’ai enfin trouvée, j’ai été troublée ; les larmes ont coulé…

 

BREVET Marie Louise  sosa 11

Marie Louise est née le 27 août 1896 à Durtal (49) au Pont de Gouis. Elle est la fille de Jean Marie Joseph BREVET, domestique et de Marie Désirée BOURDILLAULT.

Le pont de GouyEntrée dite du Pont de Gouis en venant de La Flèche (Geneanet)

Elle épouse le 30 décembre 1927 à Durtal, Pierre VALLIER, né le 5 mars 1880 à Huillé (49), cultivateur aux Rairies (49). Elle est domiciliée avec ses parents au lieu-dit Les Arcis. Elle est aide de culture.

Nous retrouvons le couple aux Rairies en 1929 où naît leur premier garçon Maurice ; puis à Bazouges-sur-le-Loir (72) à la naissance de leur fils Paul en 1930. Une fille vient compléter la famille, Simone en 1936. A cette date, la famille vit à Huillé (49), lieu-dit Les Martinières.

En 1939, au mariage de Marie-Thérèse, sa fille naturelle,  Marie-Louise demeure aux Rairies, commune voisine de Durtal.

Son époux décède le 31 juillet 1955 à Doué-la-Fontaine (49). Son acte de décès nous indique qu’il était toujours domicilié aux Rairies.

A la fin de sa vie, elle s’installe chez sa fille, Marie-Thérèse, ou du moins au même lieu,  Les Caves à Jarzé (49). Elle s’y éteint le 4 avril 1973.

Ses lieux de vie (point vert Durtal)

carte durtal

 

BREVET Jean Marie Joseph   sosa 22