Z comme épiZootie #ChallengeAZ 2019

épizootie

Archives Départementales de la Sarthe, BMS 1746-1760 Sablé-sur-Sarthe paroisse Saint- Martin, vue 37

Cet acte rencontré dans un registre paroissial de la ville de Sablé-sur-Sarthe (72) nous apprend qu’une épizootie a frappé la ville, la région, le royaume et même au-delà en 1748 : « cette maladie avoit commencé a regner auparavant dans plusieurs provinces de la France et même hors du roïaume ».

Qu’est-ce qu’une épizootie ? C’est une contagion des bovins qui peut être soit de grande ampleur, destructrice, ayant non seulement un impact national mais aussi européen, soit peu ou pas meurtrière dans une zone circonscrite peu étendue et limitée dans le temps.

Dans notre acte, il s’agit du premier cas, une épizootie de grande ampleur, « pendant deux ans qu’a duré cette maladie », européenne « hors du roïaume », destructrice « dans la paroisse de Juigné seule, il y a péri jusqu’à huit cent bestiaux ».

Cette épizootie de 1746-1748 aurait débuté dans l’est de l’Europe en 1739 ; il s’agit d’une peste bovine d’après les spécialistes qui ont étudié le phénomène. Elle commence par frapper le cheptel hongrois, puis elle atteint la Roumanie, la Moldavie, la Pologne, les pays autrichiens et le nord-est de l’Italie.

La guerre de succession d’Autriche accélère la propagation de l’épizootie sur tout le continent. Les bovins sont utilisés pour le transport et pour le ravitaillement des soldats. Fin 1743-début 1744, les premiers cas de décès sont signalés aux Pays-Bas autrichiens et dans les Provinces-Unies, alors que les combats se précisent avec le royaume de France.

Malgré les précautions prises par le pouvoir royal, la maladie atteint le territoire français. La contagion finit par toucher toutes les provinces du royaume.

A la fin de son acte, notre desservant décrit les symptômes de la maladie : un coup de ventre très violent, une tête lourde et une aversion alimentaire. Certains font même des « autopsies » par curiosité : « plusieurs qui eurent la curiosité d’ouvrir ces bestiaux morts dans les uns ont trouvé le poumon soit corrompu, et dans les autres la cervelle pendant que le reste de la chair paroissoit très saine » !

Cette peste bovine n’atteint pas la population et ne semble pas tant l’effrayer car elle continue à consommer de la viande et du lait. Cependant, avant d’être envoyées à la boucherie, les bêtes sont exposées afin de vérifier si elles sont atteintes de la maladie.

Les autorités prennent des mesures pour essayer d’enrayer le mal : les foires sont interdites durant toute la contagion ; les chiens sont suspectés de transmettre le virus et doivent être tués ou attachés… mais elles restent sans effet.

Finalement, le desservant estime que cette contagion a disparu grâce à l’intervention divine : « jusqu’à ce que Dieu ait mis fin lui-même à cette calamité ».

Cette épizootie n’est pas la seule du XVIIIe siècle : la France est touchée par des épizooties européennes entrecoupées d’épisodes de moindre ampleur tout au long du siècle.

 

 

 

Epizooties bovines en France du Nord au XVIIIe siècle, Eric Shakeshaft, dans Revue du Nord 2008/2-3 n°375-376), pp 349-370

Y comme Yvresse #ChallengeAZ 2019

Encore une lettre que les participants au challenge AZ adorent !!!

Un acte rencontré dans un registre de la commune de Missiriac dans le Morbihan vient à mon secours, un peu comme Hubert avec Marques Ordinaires : ivresse écrit avec un Y !

Yvresse1

Archives Départementales du Morbihan, BMS Missiriac 1732-1792, vue 512

Même sous l’Ancien Régime, l’alcool tue !!!! Pauvre femme qui devient veuve à cause de l’ivrognerie de son époux. Je ne sais pas si le couple a eu des enfants, mais si c’est le cas, pauvres enfants.

Je sais mon article est bien court mais que dire de plus, médire sur l’abus d’alcool ? L’article risquerait d’être trop long !

X comme Xbre #ChallengeAZ 2019

Pour ce X, j’ai choisi l’abréviation du mois de décembre tant connue par les généalogistes : Xbre.

Ensuite, au hasard de mes dernières consultations, je me suis arrêtée sur cet acte de décès du 19 Xbre 1870.

Tout de suite quelque chose m’interpelle en le regardant. Pas vous ?

Xbre1

Archives départementales du Var, NMD Brignoles 1869-1870, vue 465

Ces 3 mots entre parenthèses : « (sans autres renseignements) » !

Pourquoi sans autres renseignements ?

Monsieur Frédéric Dupui, maire de Brignoles (Var), enregistre et signe l’acte de décès de Monsieur Théophile SPILLMANN, décédé la veille à 11 heures du soir. Théophile est sans doute décédé à l’hospice car le premier témoin est le secrétaire de l’établissement.

Les seules informations concernant l’identité de Théophile, hormis ses nom et prénom sont : sa profession, brasseur, son âge, 50 ans et son lieu de naissance, Heldingen en Suisse. Sa filiation n’est pas connue ni s’il est célibataire, marié ou veuf.

En fait, Théophile était « de passage à Brignoles » !

Alors, si vous chercher un Théophile SPILLMANN originaire de Heldingen en Suisse, qui plus est, était brasseur, né vers 1820, ne chercher pas plus loin !

W comme War #ChallengeAZ 2019

War

Archives départementales du Morbihan, BMS 1726-1764 Pleucadeuc, année 1746, pp 216-220

Un récit de 4 pages sur le siège de Lorient par les Anglais en 1746.

Le recteur de Pleucadeuc dans le Morbihan relate cet évènement qui a eu lieu du 29 septembre au 10 octobre 1746, pendant son rectorat. Pourtant situé très loin de sa paroisse, il souhaite transcrire cette bataille pour mémoire (texte non transmis dans son intégralité seulement quelques morceaux choisis).

Cette descente des Anglais sur la côte bretonne se déroule pendant la guerre de succession d’Autriche. Elle apparaît comme une diversion menée par les Anglais, qui ne voulaient pas laisser partir une importante flotte française en direction de l’Amérique du Nord. La France voulait reprendre Louisbourg dont les Anglais s’était emparée en 1745.

Les Anglais de leur côté avaient eux-aussi préparé leurs vaisseaux pour s’emparer de Québec mais la saison n’était pas propice à la traversée de l’océan Atlantique. Après s’être renseigné sur les ports français, ils décidèrent d’attaquer Lorient qui n’avait pas de fortifications maritimes. Qui plus est, Lorient est le siège de la Compagnie des Indes Orientales, c’est l’occasion de ralentir ses activités.

Le port est situé très loin des Flandres où les forces françaises mettent en déroute les armées autrichiennes et occupent Bruxelles. C’est un moyen de réduire les troupes françaises engagées dans les Flandres. Le roi de France détachera certainement des escadrons pour venir en aide à Lorient.

Port-Louis est prévenu d’une possible attaque le 24 septembre. La flotte anglaise est en vue le 28 septembre mais les Français pensent alors aux vaisseaux de Mac Nemara, officier de marine français qui devait arriver à cette période. Le lendemain, le nombre croissant de navires ne surprend pas davantage.

War1

Pourtant, le 30 septembre, les Français se rendent compte que ce sont les Anglais et qu’ils se préparent à débarquer sur les plages. Ce débarquement ne se fera que le jour suivant. Les Français peuvent se préparer à défendre leur territoire : milices des garde-côtes, des bourgeois de Lorient, des ouvriers du port… On fit appel aux troupes des villes de la région (Vannes, Josselin, Morlaix…). Puis,

War2

Après avoir pillé le village de Plœmeur, les Anglais arrivent près de Lorient. Leur commandant du nom de Saint-Clair propose une reddition aux Français que ces derniers refusent. Saint-Clair rejette à son tour les propositions ennemies et prépare le siège de la ville.

Mais la préparation anglaise prit du temps ce qui permit à la ville de Lorient de préparer sa défense.

War5

War6

Obligés de transporter l’artillerie sur une route rendue difficile par la pluie, éloignés de leur flotte, les soldats anglais sont réduits par la maladie et la fatigue. Les canons sont installés trop loin de la ville et ne causent que peu de dégâts.

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Le 7 octobre, après plusieurs bombardements, une reddition de la ville fut décidée par le commandement français. Mais lorsque celui-ci se présenta pour la soumettre, les Anglais avaient déserté !

War8

Les Anglais rembarquèrent sur leurs vaisseaux et quittèrent la rade de Lorient. Avant de quitter les côtes bretonnes, ils firent halte dans la baie de Quiberon où ils semèrent la terreur en pillant toute la presqu’île pendant huit jours et en brûlant 3 villages.

War9

Le roi fut prévenu de l’attaque anglaise le mercredi 5 octobre et détacha plusieurs troupes des Flandres pour porter secours sur le littoral breton comme l’avaient pensé les Anglais.

Le siège de Lorient a permis de mettre en évidence le manque de défense de la ville pour laquelle il fut décidé d’établir des fortifications pour la protéger.

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Wikimedia

Si vous souhaitez lire ce récit du recteur de Pleucadeuc en son entier, vous le trouverez dans les BMS de Pleucadeuc 1726-1764 aux pages 216 à 220 sur le site des Archives départementales du Morbihan.

Si vous lisez d’autres textes sur le sujet, la transcription du recteur de Pleucadeuc paraît correspondre.

 

V comme vingt-et-une livres #ChallengeAZ 2019

Vingt

Archives départementales de Maine-et-Loire, BMS La Bohalle 1710-1720, vue 1

Voici la première page instructive d’un registre paroissial !

Les registres sur lesquels sont enregistrés les actes de baptêmes, mariages et sépultures ne sont pas fournis gratuitement. Les paroisses reçoivent un registre chaque année d’un certain nombre de feuilles de la part du tribunal de l’élection dont elles font partie.

Bien que consultant un registre de La Bohalle (49), ce feuillet concerne la paroisse de Blaison de la Loire (49). La paroisse, en l’occurrence la fabrique, doit verser 21 livres quatre sols quatre deniers pour le registre de la prochaine année, 1710 !

L’édit royal d’octobre 1691 a créé l’office de conservateur des registres de baptêmes, mariages et sépultures dans toutes les villes où existait une justice royale. Ici il s’agit d’Angers (49). Chaque année, une copie du registre paroissial doit être déposée au greffe du tribunal. Cette conservation donne lieu à un droit payable chaque année.

Par un édit royal de juin 1705, l’office de contrôleurs des registres et des extraits qui en seront délivrés est créé, ce qui s’accompagne également du paiement de droits.

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Gallica, extrait de l’édit de 1706 portant la mention des édits de 1691 et de 1705.

Mais, par un nouvel édit d’octobre 1706, nous apprenons que l’état des personnes indiqué dans les actes paroissiaux, et plus particulièrement l’âge, n’est pas correctement précisé, ce qui a pour conséquence des jeunes gens trop jeunes pour officier, se marier…

Par cet édit, le Roi sépare l’office de conservateur des registres de l’office de contrôleur afin d’assurer un meilleur contrôle de délivrance d’extrait d’actes. Un tarif est établi pour chaque extrait demandé, par catégories socio-professionnelles, classées alphabétiquement, comme dans l’extrait ci-dessous.

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Gallica, extrait de l’édit de 1706 portant la mention des édits de 1691 et de 1705.

Un autre édit de juillet 1709 concerne le doublement des droits dûs pour le contrôle suite à la création des greffiers et contrôleurs alternatifs des registres.

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Gallica, extrait de l’édit de 1710 portant la mention de l’édit de juillet 1709.

Mais les paroisses se plaignent de tous ces droits et par un édit de juillet 1710,

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Gallica, extrait de l’édit de 1710 portant la mention de l’édit de juillet 1709.

C’est le retour à l’ancien système.

Nos ancêtres sont concernés par ces différentes lois puisque les actes paroissiaux les concernent directement. Un extrait d’acte était nécessaire dans certains évènements de la vie courante comme pour un mariage l’acte de naissance permettant de connaître l’âge des futurs époux, pour le règlement d’une succession la preuve de la filiation, pour se présenter à un office…

 

Si cette histoire des édits de conservation et de contrôle des actes paroissiaux vous intéresse, rendez-vous sur https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9629885g/

Vous pouvez trouver d’autres édits sur la période 1638-1715 avec une table alphabétique par thème, sur différents sujets à la fin du recueil, sur https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96100380/

 

Nouveau recueil des édits, déclarations, lettres patentes, arrêts et … Louis XIV (1638-1715, Gallica

U comme Un passage royal #ChallengeAZ 2019

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Archives Départementales de Maine-et-Loire, BMS Saint-Mathurin-sur-Loire 1611-1646, vue 1

Voici la première page du registre des baptêmes et mariages de la paroisse de Saint-Mathurin sur Loire qui attire l’attention !

Voyons un peu si un acte mentionnant le passage de la Reine figure au 7 juin 1619.

A cette date se trouve cet acte de baptême :

un passage2

Archives Départementales de Maine-et-Loire, BMS Saint-Mathurin-sur-Loire 1611-1646, vue 71

Pour les non avertis, cet acte est plutôt difficile à lire. En fait, seul le début nous intéresse :

« Le vendredy septièsme jour de juin mil six cens dixneuf, La Reyne Regnante, revenant du Verger et estant logée à lescu de France de ceste paroisse Sainct Mathurin, a esté priée d’estre marraine de l’anfent de honorable …Pierre Louis Marchant et de Marie Dubey sa femme ce quelle a bien voulu et a demandé à Charles de la Grandière …Sieur de la Saulays de le tenir sur les fons pour elle… ».

La Reyne Regnante en 1619 ?

Louis XIII est devenu roi à la mort de son père, Henri IV, en 1610. Agé seulement de 9 ans, c’est sa mère, Marie de Médicis, couronnée la veille de l’assassinat du Roi, qui devient régente.

La majorité du roi Louis XIII est proclamée en 1614. Ce dernier épouse Anne d’Autriche en 1615. Selon toute vraisemblance, Anne d’Autriche est devenue reine.

En fait, c’est la Reine-mère qui continue de gérer les affaires du Royaume aux dépens de son fils. Les tensions se multiplient entre la mère et le fils. En 1617, Louis XIII accède au pouvoir par un coup de force en faisant assassiner Concini, le plus proche conseiller de sa mère. Il exile cette dernière à Blois qui s’en échappe en 1619. Elle lève une armée contre son fils.

Par le traité d’Angoulême du 30 avril 1619, le roi lui concède le gouvernement de l’Anjou, les villes d’Angers et de Chinon tout en lui interdisant de siéger au Conseil du Roi.

C’est sans doute pour cela que nous retrouvons la Reine sur les bords de Loire, entre Chinon et Angers en juin 1619. Il s’agit de la Reine Marie de Médicis qui reprendra les armes contre son fils, Louis XIII. Cette lutte se terminera par la bataille des Ponts-de-Cé, commune située aux portes d’Angers, où Marie de Médicis sera définitivement battue. Le 10 août 1620 la paix d’Angers est signée et Louis XIII accèpte le retour de sa mère à la cour de France pour la surveiller.

« revenant du Verger » : il s’agit sans doute du château du Verger situé sur la commune de Seiches dont il ne reste que des ruines aujourd’hui.

Je n’ai pas trouvé pour le moment « lescu de France ». Je suppose que c’est une auberge.

T comme Trouvé #ChallengeAZ 2019

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Archives Départementales de Loire-Atlantique, NMD Assérac, 3E 6/8, vue 5

Quel est votre ressenti à la lecture de cet acte ?

 

« Je sousigné Pierre Crahé, hussier du tribunal du district de Guérande, y reçu et demeurant au dit lieu, le septième jour de vendémiaire de l’an quatre de la République, environ les cinq heures du matin, ou étant à l’entrée de pont darmes, j’ai apperçu un petit balot ; et à l’instant, je l’ai remué avec le bout de ma carabine, voyant que le paquet étoit mou, moi dit Crahé je l’ai ramassé et santant que le dit paquet mouvoit, à l’instant j’ai reconnu que ce pouvoit être un enfant ; de suite j’ai continué ma route vers Pont d’armes, au visavis de la porte du citoyen Benoit aubergiste ; pour aubéir à la loi, j’ai frappé à deux portes ou deux femmes à moi inconnues ont ouverent leurs portes ; à l’instant, je les ai somé au nom de la loi de me suivre chez ledit Benoit pour en faire le dépôt ; à l’instant le dit Benoit et femme ont refusé de le recevoir attandu quils avoient une jeune fille et que cela terniroit la réputation de cette fille ; et ils m’ont prié de le déposer à la municipalité d’Assérac ; à l’instant, moi dit Crahé, j’ai fait route pour Assérac. J’ay apperçu la maison du citoyen Le Tilly maire de la commune d’Assérac où je lui ai fait le dépôt dudit enfant en présence de Jacques Olivier de Pont d’Armes et de Françoise Jaunais femme d’Yves Durand voisin dudit maire ; à l’instant, ledit maire, au nom de la loi, a sommé ladite femme Durand de trouver une femme nourice pour donner du secours audit enfant ; à l’instant est venu la citoyenne Marie George qui a développé l’enfant et netoyé ;  en netoyant ledit enfant, elle a apperçu un petit billet ou étoit écrit les mots L’enfant a été batisé en très mauvais caractaire, et aussi elle a reconnu que c’étoit un garçon récemment né ; moi dit Crahé, je l’ai laissé et abandonné au risque, péril et fortune audit maire, et à lui de le représenter à la première réquisition lorsqu’il lui en sera faite de justice, fait et arrêté ce jour et an que devant Crahé.

D’après la lecture de ce procès verbal et la représentation qui m’a été faite de l’enfant qui y étoit désigné, j’ai donné à cet enfant le nom de François Dupont, et j’ai rédigé, en vertu des pouvoirs qui me sont délégués, le présent acte ; ledit Pierre Crahé s’étant retiré sans signer et les témoins ont déclaré ne savoir signer de ce interpellés, fait à la municipalité d’Assérac lesdits jour, mois et an que dessus. Jean Louis Le Tilly, maire »

Je me suis prise au jeu au début, comme dans un roman : la mise en place de l’intrigue avec la présentation du personnage, le lieu, le moment et ce « petit balot ». Je veux savoir ce qu’il contient ; j’image ce Pierre Crahé, avec sa carabine, penché sur ce paquet, intrigué ! Puis, la tristesse, la tragédie, l’horreur, la découverte d’un nouveau-né… abandonné !

Je n’ai jamais rencontré d’acte aussi détaillé sur un enfant trouvé, les circonstances de la « trouvaille », le suivi de la loi, la recherche de témoins pour la déclaration, la présentation à la mairie, la présence d’une nourrice pour décrire l’enfant et en prendre soin…

Émouvant, terriblement oppressant, un début d’existence bien compliqué et certainement stressant pour ce nourrisson !

Dans l’espoir qu’il ait survécu car nous connaissons trop bien le devenir de ces enfants TROUVÉS !