Mon #sosa2020

Dans l’article précédent, je me suis arrêtée à l’évocation de mon sosa 505, Perrine DIEULANGARD dont je devais vérifier les informations trouvées sur Geneanet. Après vérifications, elle est née non pas le 21, jour de son baptême, mais le 20 octobre 1736 à Assérac (44) où elle décède le 10 octobre 1816, veuve de François LEVESQUE. Elle est la fille de Jean DIEULANGARD et de Marie LE ROUX.

De fil en aiguilles, mon sosa 1010 n’est autre que Jean DIEULANGARD. Nouvelles vérifications, les informations correspondent : Jean est né le 21 juin 1707 à Pénestin (56) et est décédé à Assérac (44) le 15 décembre 1752, époux de Marie LE ROUX. Il est le fils de Joseph DIEULANGARD et de Suzanne CHEDOTAL.

Vous l’aurez deviné : mon SOSA 2020 est….Joseph DIEULANGARD !

Les données recueillies sur Geneanet m’indiquent qu’il s’est marié le 12 juillet 1695 à Pénestin (56). En consultant le registre de la commune en ligne sur le site des Archives départementales du Morbihan, pas de mariage à cette date ni sur toute l’année !

Par curiosité, je regarde dans le registre de la commune d’Assérac (44) et je le trouve à la date du 12 juillet 1695. Comme quoi, il faut toujours vérifier ! Le mariage m’indique qu’il est le fils d’Yves et de Jeanne FRIARD. Il n’y a aucune indication sur son âge ni sur sa profession. [AD 44, Assérac BMS 1695, 3E6/1, vue 8]

Capture1

Geneanet m’informe également qu’il serait décédé à Camoël (56) le 16 février 1712. Voyons cela de plus près : il s’agit de son inhumation, à laquelle sont présents son frère Charles DIEULANGARD et son beau-frère François CHEDOTAL. L’acte de sépulture ne donne aucune indication sur son âge ni sur son métier. [AD 56, Camoël 1689-1728, vue 157]

Capture2

Les origines familiales semblent s’établir entre 3 communes : Assérac, Pénestin et Camoël qui sont voisines. Avant la création des départements, Pénestin et Camoël faisaient partie de la trève d’Assérac et rattachées à la sénéchaussée de Guérande.

Capture

Carte de Cassini, geoportail.gouv.fr

Geneanet ne me renseigne pas sur le baptême de Joseph. Il me faut faire une recherche dans les registres de ces 3 communes. Je décide de commencer par Assérac car dans l’acte de mariage, après les informations sur la mariée, il est dit qu’ils sont « tous de cette paroisse ». Soit ils y sont domiciliés, soit non seulement ils y sont domiciliés mais ils y sont aussi nés…

Les registres BMS de la commune d’Assérac, pour la période qui m’intéresse 1660-1680, présentent de nombreuses lacunes : rien de 1660 à 1667 ni de juin 1674 à 1678. Les années restantes ne contiennent pas son acte de baptême.

Je tente Pénestin où est né le fils de Joseph en 1707 : là encore les registres ne commencent qu’en 1669 avec une lacune pour l’année 1670 ! J’y trouve les actes de baptême de ses frères : Julien en 1669, François en 1671, Charles en 1673 et un nouveau Julien en 1674…mais rien le concernant.

La commune de Camoël (début des BMS 1666) ne nous renseigne pas davantage.

Je pense que d’autres pistes doivent être explorées pour tenter de trouver cet acte de baptême.

En ce qui concerne ses enfants, sur les mêmes paroisses, j’ai trouvé ceux mentionnés sur Geneanet en plus de mon sosa 1010 : Louise née en 1697 à Assérac, Guillaume né en 1700 à Assérac et Joseph né en 1704 à Pénestin.

Un dernier point concernant son métier : dans l’acte de baptême de Joseph en 1704, il est dit qu’ils sont « tous gens de labeur« , puis dans celui de Jean en 1707 « tous métayers de Kermouraud« . Dans un acte de baptême de 1708 dans lequel la femme de Joseph, Suzanne CHEDOTAL, est citée comme marraine, ils sont « tous gens de labeur« .

Autre précision concernant le couple de mon sosa 2020 : Joseph décède en février 1712 suivi par sa femme en avril de cette même année, laissant de jeunes orphelins, mon sosa 1010 n’ayant que 5 ans !

Prochainement le sosa 2020 de mes enfants…

Vers le #sosa2020

Je poursuis ma quête des 3 sosas 2020. Mon tableau générationnel me permet d’aller sans embûche jusqu’aux sosas 252, et même 505 pour celui de mes enfants :

SOSA 1 : moi, Nadège…

SOSA 31 : Aimée CRUSSON (1875-1945)

SOSA 63 : Suzanne LEVÊQUE (1847-1914)

SOSA 126 : Jacques LEVÊQUE (1810-1871)

SOSA 252 : Jean LEVESQUE (1777-1842)

SOSA 505 : Perrine DIEULANGARD, informations à rechercher.

 

SOSA 1 : mes 2 enfants…

SOSA 31 : Sidonie BLANDIN (1903-1932)

SOSA 63 : Aimée CRUSSON (1875-1945), c’est ici que la poursuite du sosa 2020 prend une toute autre direction pour mes enfants ; je me disais aussi que c’était trop facile de recopier !

SOSA 126 : Jean CRUSSON (1838-1904)

SOSA 252 : Pierre CRUSSON (1800-1844)

SOSA 505 : Guillemette MAHé (1762-1834)

SOSA 1010 : René MAHé, informations à rechercher.

 

SOSA 1 : mon conjoint…

SOSA 31 : Anne MANNIER (1836-1895)

SOSA 63 : Charlotte CHAILLOU (1806-1879)

SOSA 126 : Jean CHAILLOU (1766-1830)

SOSA 252 : René CHAILLOU (1723-1792/6), décès non trouvé à ce jour,

SOSA 505 : Marie DION, informations à rechercher.

 

Je reprends mon bâton de généalogiste à la recherche de mes sosas 2020 !

A la recherche du #Sosa2020

A nouvelle année, nouveau sosa !

Remonter le temps dans sa généalogie à la rencontre de son sosa 2020, telle est la mission lancée en ce début d’année !

Encore faut-il ne pas avoir un enfant abandonné dans cette remontée généalogique qui vous coupe l’herbe sous le pied !

Tout dépend du numéro 1. Si je suis bloquée sur ma généalogie, je peux choisir d’attribuer le numéro 1 à mes enfants, à mon père ou à ma mère, voire à mon conjoint.

Qu’en est-il vraiment ?

A la lecture de mon tableau de suivi, divisé par générations (j’entame la dixième en partant de mes enfants), l’affaire est conclue pour le sosa 2020 de mes enfants ; elle semble plutôt en bonne voie pour la mienne, juste quelques recherches à poursuivre sur les sosas 505, 1010 et 2020. Geneanet vient heureusement à mon secours en me donnant des dates et des lieux… à vérifier.

Par curiosité, je regarde la généalogie de Monsieur : jusqu’au sosa 252, les informations sont déjà complètes ! Comme pour ma généalogie, une recherche à faire sur les sosas 505, 1010 et le fameux 2020.

J’ai donc la possibilité de choisir parmi 3 sosas 2020 ! Pourquoi ne pas évoquer les 3 ?

Allez, soyons folle ! C’est parti pour une première aventure généalogique format 2020 ! Voici les 4 premiers sosas qui m’ouvrent la voie vers le sosa 2020 :

 

SOSA 1 : moi, Nadège BREVET

mon SOSA 3 : ma mère, Marie-Hélène LE FIER DE BRAS

mon SOSA 7 : ma grand-mère maternelle, Agnès PHILIPPO (1926-2009)

mon SOSA 15 : mon arrière-grand-mère, Sidonie BLANDIN (1903-1932)

 

SOSA 1 : mes 2 enfants

leur SOSA 3 : moi, Nadège

leur SOSA 7 : leur grand-mère, ma mère, Marie-Hélène LE FIER DE BRAS

leur SOSA 15 : leur arrière-grand-mère, Agnès PHILIPPO (1926-2009)

 

SOSA 1 : mon conjoint

son SOSA 3 : sa mère, Marie-Anne TOISNOS

son SOSA 7: sa grand-mère maternelle, Hélène HUBERT (1912-1998)

son SOSA 15 : son arrière-grand-mère, Louise HAMELIN (1869-1932)

 

A bientôt pour la suite,

Z comme épiZootie #ChallengeAZ 2019

épizootie

Archives Départementales de la Sarthe, BMS 1746-1760 Sablé-sur-Sarthe paroisse Saint- Martin, vue 37

Cet acte rencontré dans un registre paroissial de la ville de Sablé-sur-Sarthe (72) nous apprend qu’une épizootie a frappé la ville, la région, le royaume et même au-delà en 1748 : « cette maladie avoit commencé a regner auparavant dans plusieurs provinces de la France et même hors du roïaume ».

Qu’est-ce qu’une épizootie ? C’est une contagion des bovins qui peut être soit de grande ampleur, destructrice, ayant non seulement un impact national mais aussi européen, soit peu ou pas meurtrière dans une zone circonscrite peu étendue et limitée dans le temps.

Dans notre acte, il s’agit du premier cas, une épizootie de grande ampleur, « pendant deux ans qu’a duré cette maladie », européenne « hors du roïaume », destructrice « dans la paroisse de Juigné seule, il y a péri jusqu’à huit cent bestiaux ».

Cette épizootie de 1746-1748 aurait débuté dans l’est de l’Europe en 1739 ; il s’agit d’une peste bovine d’après les spécialistes qui ont étudié le phénomène. Elle commence par frapper le cheptel hongrois, puis elle atteint la Roumanie, la Moldavie, la Pologne, les pays autrichiens et le nord-est de l’Italie.

La guerre de succession d’Autriche accélère la propagation de l’épizootie sur tout le continent. Les bovins sont utilisés pour le transport et pour le ravitaillement des soldats. Fin 1743-début 1744, les premiers cas de décès sont signalés aux Pays-Bas autrichiens et dans les Provinces-Unies, alors que les combats se précisent avec le royaume de France.

Malgré les précautions prises par le pouvoir royal, la maladie atteint le territoire français. La contagion finit par toucher toutes les provinces du royaume.

A la fin de son acte, notre desservant décrit les symptômes de la maladie : un coup de ventre très violent, une tête lourde et une aversion alimentaire. Certains font même des « autopsies » par curiosité : « plusieurs qui eurent la curiosité d’ouvrir ces bestiaux morts dans les uns ont trouvé le poumon soit corrompu, et dans les autres la cervelle pendant que le reste de la chair paroissoit très saine » !

Cette peste bovine n’atteint pas la population et ne semble pas tant l’effrayer car elle continue à consommer de la viande et du lait. Cependant, avant d’être envoyées à la boucherie, les bêtes sont exposées afin de vérifier si elles sont atteintes de la maladie.

Les autorités prennent des mesures pour essayer d’enrayer le mal : les foires sont interdites durant toute la contagion ; les chiens sont suspectés de transmettre le virus et doivent être tués ou attachés… mais elles restent sans effet.

Finalement, le desservant estime que cette contagion a disparu grâce à l’intervention divine : « jusqu’à ce que Dieu ait mis fin lui-même à cette calamité ».

Cette épizootie n’est pas la seule du XVIIIe siècle : la France est touchée par des épizooties européennes entrecoupées d’épisodes de moindre ampleur tout au long du siècle.

 

 

 

Epizooties bovines en France du Nord au XVIIIe siècle, Eric Shakeshaft, dans Revue du Nord 2008/2-3 n°375-376), pp 349-370

Y comme Yvresse #ChallengeAZ 2019

Encore une lettre que les participants au challenge AZ adorent !!!

Un acte rencontré dans un registre de la commune de Missiriac dans le Morbihan vient à mon secours, un peu comme Hubert avec Marques Ordinaires : ivresse écrit avec un Y !

Yvresse1

Archives Départementales du Morbihan, BMS Missiriac 1732-1792, vue 512

Même sous l’Ancien Régime, l’alcool tue !!!! Pauvre femme qui devient veuve à cause de l’ivrognerie de son époux. Je ne sais pas si le couple a eu des enfants, mais si c’est le cas, pauvres enfants.

Je sais mon article est bien court mais que dire de plus, médire sur l’abus d’alcool ? L’article risquerait d’être trop long !

X comme Xbre #ChallengeAZ 2019

Pour ce X, j’ai choisi l’abréviation du mois de décembre tant connue par les généalogistes : Xbre.

Ensuite, au hasard de mes dernières consultations, je me suis arrêtée sur cet acte de décès du 19 Xbre 1870.

Tout de suite quelque chose m’interpelle en le regardant. Pas vous ?

Xbre1

Archives départementales du Var, NMD Brignoles 1869-1870, vue 465

Ces 3 mots entre parenthèses : « (sans autres renseignements) » !

Pourquoi sans autres renseignements ?

Monsieur Frédéric Dupui, maire de Brignoles (Var), enregistre et signe l’acte de décès de Monsieur Théophile SPILLMANN, décédé la veille à 11 heures du soir. Théophile est sans doute décédé à l’hospice car le premier témoin est le secrétaire de l’établissement.

Les seules informations concernant l’identité de Théophile, hormis ses nom et prénom sont : sa profession, brasseur, son âge, 50 ans et son lieu de naissance, Heldingen en Suisse. Sa filiation n’est pas connue ni s’il est célibataire, marié ou veuf.

En fait, Théophile était « de passage à Brignoles » !

Alors, si vous chercher un Théophile SPILLMANN originaire de Heldingen en Suisse, qui plus est, était brasseur, né vers 1820, ne chercher pas plus loin !

W comme War #ChallengeAZ 2019

War

Archives départementales du Morbihan, BMS 1726-1764 Pleucadeuc, année 1746, pp 216-220

Un récit de 4 pages sur le siège de Lorient par les Anglais en 1746.

Le recteur de Pleucadeuc dans le Morbihan relate cet évènement qui a eu lieu du 29 septembre au 10 octobre 1746, pendant son rectorat. Pourtant situé très loin de sa paroisse, il souhaite transcrire cette bataille pour mémoire (texte non transmis dans son intégralité seulement quelques morceaux choisis).

Cette descente des Anglais sur la côte bretonne se déroule pendant la guerre de succession d’Autriche. Elle apparaît comme une diversion menée par les Anglais, qui ne voulaient pas laisser partir une importante flotte française en direction de l’Amérique du Nord. La France voulait reprendre Louisbourg dont les Anglais s’était emparée en 1745.

Les Anglais de leur côté avaient eux-aussi préparé leurs vaisseaux pour s’emparer de Québec mais la saison n’était pas propice à la traversée de l’océan Atlantique. Après s’être renseigné sur les ports français, ils décidèrent d’attaquer Lorient qui n’avait pas de fortifications maritimes. Qui plus est, Lorient est le siège de la Compagnie des Indes Orientales, c’est l’occasion de ralentir ses activités.

Le port est situé très loin des Flandres où les forces françaises mettent en déroute les armées autrichiennes et occupent Bruxelles. C’est un moyen de réduire les troupes françaises engagées dans les Flandres. Le roi de France détachera certainement des escadrons pour venir en aide à Lorient.

Port-Louis est prévenu d’une possible attaque le 24 septembre. La flotte anglaise est en vue le 28 septembre mais les Français pensent alors aux vaisseaux de Mac Nemara, officier de marine français qui devait arriver à cette période. Le lendemain, le nombre croissant de navires ne surprend pas davantage.

War1

Pourtant, le 30 septembre, les Français se rendent compte que ce sont les Anglais et qu’ils se préparent à débarquer sur les plages. Ce débarquement ne se fera que le jour suivant. Les Français peuvent se préparer à défendre leur territoire : milices des garde-côtes, des bourgeois de Lorient, des ouvriers du port… On fit appel aux troupes des villes de la région (Vannes, Josselin, Morlaix…). Puis,

War2

Après avoir pillé le village de Plœmeur, les Anglais arrivent près de Lorient. Leur commandant du nom de Saint-Clair propose une reddition aux Français que ces derniers refusent. Saint-Clair rejette à son tour les propositions ennemies et prépare le siège de la ville.

Mais la préparation anglaise prit du temps ce qui permit à la ville de Lorient de préparer sa défense.

War5

War6

Obligés de transporter l’artillerie sur une route rendue difficile par la pluie, éloignés de leur flotte, les soldats anglais sont réduits par la maladie et la fatigue. Les canons sont installés trop loin de la ville et ne causent que peu de dégâts.

War7

Le 7 octobre, après plusieurs bombardements, une reddition de la ville fut décidée par le commandement français. Mais lorsque celui-ci se présenta pour la soumettre, les Anglais avaient déserté !

War8

Les Anglais rembarquèrent sur leurs vaisseaux et quittèrent la rade de Lorient. Avant de quitter les côtes bretonnes, ils firent halte dans la baie de Quiberon où ils semèrent la terreur en pillant toute la presqu’île pendant huit jours et en brûlant 3 villages.

War9

Le roi fut prévenu de l’attaque anglaise le mercredi 5 octobre et détacha plusieurs troupes des Flandres pour porter secours sur le littoral breton comme l’avaient pensé les Anglais.

Le siège de Lorient a permis de mettre en évidence le manque de défense de la ville pour laquelle il fut décidé d’établir des fortifications pour la protéger.

War3

Wikimedia

Si vous souhaitez lire ce récit du recteur de Pleucadeuc en son entier, vous le trouverez dans les BMS de Pleucadeuc 1726-1764 aux pages 216 à 220 sur le site des Archives départementales du Morbihan.

Si vous lisez d’autres textes sur le sujet, la transcription du recteur de Pleucadeuc paraît correspondre.